Les soirées du Clocher
Histoire du cinéma
Vendredi 18 septembre 2009
Chantal accueille le cinéphile Jérôme Baron pour une conférence :
La Nouvelle Vague, ou l'esprit d'une avant-garde!
Présentation de Claude Séférian

A l'occasion des Cinquante ans de la Nouvelle Vague, Claude Séférian, Secrétaire Général de l'association Les Amis de Jean Cocteau, présente le professeur et cinéphile Jérôme Baron . Si l'un et l'autre vouent une passion incontestable au 7° Art et tout particulièrement à cette période, Jérôme Baron, qui n'appartient pas à cette génération, n'en demeure pas moins un éminent spécialiste. Professeur d'histoire et d'esthétique du cinéma en classe préparatoire Cinésup à Nantes, il est également Président de l'association Le Cinématographe-CinéNantes, un espace de diffusion et d'éducation au cinéma, et partage la charge de la programmation et de la sélection officielle du Festival des 3 Continents . A lui donc, mieux qu'à quiconque, de développer l'histoire de ce courant cinématographique initié en France par quelques critiques.
Jérôme Baron abordera tout d'abord, les conditions d'émergence de la Nouvelle Vague, incontestablement liées au contexte intellectuel et artistique français de l'après-guerre. En soulignant l'importance esthétique de ce mouvement cinématographique, il pointera à grands traits les singularités de cette séquence de notre histoire culturelle, où La Nouvelle Vague s'impose comme un premier accomplissement de la cinéphilie.
Révélée par quelques films et auteurs emblématiques dont Paris nous appartient (1958) de Jacques Rivette, Le Signe du Lion (1959) d'Eric Rohmer, Les Quatre cent coups (1959) de François Truffaut, A bout de souffle (1959) de Jean-Luc Godard, Les Cousins (1959) de Claude Chabrol, Hiroshima mon amour (1959), Chronique d'un été (1960) de Jean Rouch et Edgar Morin, Cléo de 5 à 7 (1961) d'Agnès Varda... il expliquera en quoi cette Nouvelle Vague prolonge et re-dispose un état contemporain des formes cinématographiques autant que les ruptures qu'elle opère avec la doxa esthétique et la réalité sociale.
Faut-il parler d'une « révolution artistique » engagée par le jeune cinéma français du début des années 60 ? Qu'en est-il, réellement, de cette idée qu'il y a un avant et un après Nouvelle Vague, en France et à l'étranger ? Si désormais, l'irrévérence créatrice à l'oeuvre du cinéma intègre le geste critique et nous invite à la réflexion, serait-ce l'héritage de ce courant tapageur ?
La Nouvelle Vague aurait-elle généré ce spectateur conscient et émancipé, que les films cherchent progressivement à convoquer ?
Vendredi 18 septembre
Dîner et videoconférence à 20 heures
Participation au repas* : 30 €. Réservez votre table au plus vite !
*Comprenant : apéritif et mises en bouche, plat, dessert et quart de vin de la Cuvée Spéciale Clocher |