Les Soirées du Clocher
Evocation poétique
Mardi 29 janvier 2008
Chantal accueille le comédien Jean Paul Schintu Pour une évocation poétique de celui qui fut aussi un montmartrois : Guillaume Apollinaire… le Mal-Aimé !
Extraits de : Alcools, Calligrammes, Case d’Armons…Et des poèmes à Linda, Lou, Madeleine, Yvonne…

De Paris à Londres, du Pont Mirabeau à Rome, des rives du Rhin aux tranchées de Champagne, plus qu’un périple où l’on suivrait pas à pas Apollinaire dans ses déplacements, c’est plutôt de « circulation affective » dont il s’agit ici. C’est le plus sûr moyen de saisir Apollinaire dans la diversité de son aventure poétique et c’est aussi la pierre d’angle qui le conduisit à l’invention d’un « art nouveau ». Goût de la surprise et de l’image inattendue qui passe par un vers tantôt prosaïque, tantôt recherché, mais qui ne se prive pas à certains moments d’élans lyriques, jouant sur tous les registres, il chante la joie de l’amour et la souffrance des corps, rêvant d’un absolu inaccessible tout en se frottant aux réalités les plus triviales. Le désenchantement et la mélancolie douloureuse ne sont jamais bien loin… La vie se plie rarement à tous les espoirs qu’on a mis en elle !.
Jean-Paul Schintu est né à Bône en Algérie. Elève au Conservatoire de Paris, puis co-directeur du Théâtre de l’Escalier d’Or pendant huit ans, il a joué dans plus de soixante pièces, tant classiques (Molière, Marivaux, Musset, Maupassant…) que contemporaines (Nathalie Sarraute, Paul Claudel, Victor Haïm, Michel Viala, Serge Ganzl, Agotha Khristof…), et cela aussi bien à Paris, qu’en France ou à l’étranger : Etats-Unis, Australie, Inde, Moyen-Orient, Afrique du Nord, Europe centrale, Chine…Il est également l’auteur de plusieurs montages associant textes et musique autour de Mozart, George Sand, Apollinaire, Saint Exupéry, Prévert, Cocteau…et a mis en scène « Si c’est un homme » de Primo Levi avec « Le quatuor pour la fin du temps » d’Olivier Messiaen, «Inconnu à cette adresse» de Kresmann Taylor, et « Le Funambule» de Jean Genet. Il interprète actuellement en France et à l’étranger « Le Premier Homme » d’Albert Camus.
Mais en cette soirée au Clocher, il nous conte Apollinaire, de sa belle voix posée et nous emporte dans un souffle de mots, d’images et de sons mêlés, sur les chemins d’ivresse poétique du Mal-Aimé.

Mardi 29 janvier Dîner des poètes à 20 heures avec l’amicale et chaleureuse complicité de la comédienne Dominique Blanchar et de Bruno Godard
Participation au repas* : 30 €. Réservez votre table au plus vite !
*Comprenant : apéritif, hors d'oeuvre, plat, dessert, le tout accompagné de la Cuvée du Clocher |