Les soirées du Clocher Passions & Cinéma
Mardi 23 Octobre 2007
Chantal accueille Claude Séférian sur le thème :
François Truffaut, cinéaste de l’amour contrarié !

Enfant, dans le quartier jouxtant Pigalle, sa mère l’obligeait à lire au lieu de jouer. Est-ce pour cette raison, que François Truffaut a acquis cette envie frénétique de traduire en images ce qui alimentait ses pensées ? Quoiqu’il en soit, celui qui reçut Oscar, Césars et autres distinctions pour bon nombre de ses œuvres, est sans nul doute, l’un des cinéastes les plus chers à notre cœur et les plus marquants du cinéma français du XX° siècle. Les Quatre Cents coups, Jules et Jim, La Peau douce, Fahrenheit 451, La mariée était en noir, Baisers volés, L'Enfant sauvage, Les Deux Anglaises et le continent, La Nuit américaine, L'Histoire d'Adèle H., L'Homme qui aimait les femmes, Le Dernier Métro, La Femme d'à côté, sont autant de films à succès, dont la liste est si longue qu’il est bien difficile de n’en nommer que quelques uns. Passionné de cinéma, parce que s’y trouve la vraie vie, passionné par les femmes, personnages ou interprètes, pour lesquelles chacun de ses films est une déclaration d’amour, François Truffaut exprime au travers de l’ensemble de son œuvre à la fois personnelle et universelle, sa volonté d’être sincère et de vibrer : " Je demande à un film d’exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l’angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de ce qui est entre les deux, c’est-à-dire les films qui ne vibrent pas." disait-il. C’est de cet homme aux grandes passions, ce quasi Montmartrois qui fut : acteur, réalisateur, producteur, scénariste et dialoguiste, dont nous parlera notre ami Claude Séférian. Commissaire de plusieurs expositions, Claude Séférian est aujourd’hui Secrétaire Général des Amis de Cocteau. Cette mission l’a rapproché de la Nouvelle Vague admirative du « cinéma à la première personne » et particulièrement de François Truffaut, l’un de ses chefs de file. Au cours de la soirée, sera projeté un court métrage réalisé en 1962 où quelques années après Les Quatre Cents coups, on y retrouve le personnage d’Antoine Doinel à 17 ans. Il s’agit de : Antoine et Colette Avec Marie-France Pisier et Jean-Pierre Léaud, mais aussi Rosy Varte et notre cher ami disparu : François Darbon. Venir au Clocher... c’est aller au cinéma !... Séance à ne pas manquer |