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le 4 février 2007
Raphaël Delpard montmartrois & écrivain reçoit Geneviève de Galard auteur du livre : Une femme à Dien Bien Phu Publié aux éditions « les arènes »
"Au fond, je ne suis pas mécontente que tu sois à Dien Bien Phu, au moins, tu ne risques plus d'accident d'avion". C'est ce qu'écrivait en avril 1954, Madame de Galard à sa fille Geneviève, « l'ange de Dien Bien Phu ».
Descendante d'une grande famille aristocratique du Sud-ouest, à 18 ans, Geneviève de Galard rêve d'aventure et souhaite se mettre au service des autres. Elle intègre en 1953, le corps des convoyeuses de l'air et embarque pour l'Indochine. Sa mission : soigner les blessés lors des évacuations aériennes. Le 28 mars 1954 son avion se pose une fois encore à Dien Bien Phu cernée par le vietminh, afin d'évacuer les blessés vers l'arrière, mais il ne repartira jamais. Geneviève se retrouve clouée au sol et la seule femme à partager pendant deux mois, le quotidien des 15 000 soldats de l'armée française pris dans la nasse de cette sinistre cuvette. La petite infirmière aux yeux clairs et au visage rond parsemé de taches de rousseur, incarne un peu la mère, l'amie, la confidente, sa seule présence rendant moins inhumain cet enfer de feu, de boue et de sang.
Ce récit nous raconte le quotidien d'une femme prise dans la tourmente des combats, puis de la chute du camp, relevant l'admiration que suscitent le comportement des uns et la solidarité des autres. C'est aussi le témoignage de celle qui, une fois libérée, est promue star dès sa descente d'avion à Hanoï, jouissant en France comme aux Etats-Unis d 'une incroyable popularité . Reçue par le Président des Etats-Unis, applaudie au Congrès américain, fêtée sur Broadway au cours d'une parade triomphale, Geneviève de Galard est consciente de ne plus être « une femme comme les autres » mais poursuit son projet de vie en continuant les convoyages en Algérie et en Indochine puis en reprenant son métier d'infirmière auprès de grands invalides de guerre et enfin, en oeuvrant pendant 18 ans comme adjointe au maire du 17° arrondissement de Paris.
Ce n'est qu' à l'approche du 50° anniversaire de la bataille, que Geneviève de Galard accepte de livrer l'histoire de ces cinquante huit jours qui ont marqué sa vie entière. Une histoire racontée avec humilité, au plus près de la vie et de la souffrance. « J'ai essayé de vivre cette vie sans jamais trahir le passé » telle a été la devise de cette grande dame qui a vécu l'un des épisodes les plus tragiques de notre histoire. |